Au nom de la lutte contre le terrorisme et les catastrophes naturelles, l'Union européenne s'apprête à financer des recherches sur la sécurité, via le 7ème programme-cadre européen. Mais qui dit sécurité, dit surveillance accrue des individus, intrusions dans la vie privée et violations des droits fondamentaux. C'est pourquoi l'Union européenne investit également dans des projets questionnant la science et les technologies de surveillance. Dans le cadre du programme PASR ('Preparatory Action on the enhancement of the European industrial potential in the field of Security Research'), l'Institut d'évaluation des conséquences de la technologie (ITA), le Conseil danois pour la technologie, le Conseil suédois pour la technologie et le Centre régional de protection des données du Schleswig-Holstein évalueront les effets de ces technologies sur la société, eu égard à la protection de la vie privée et des droits de l'homme. Leurs recommandations finales et les critères de décision qu'ils proposeront devront réconcilier droit et sécurité, en donnant aux décideurs politiques et aux chercheurs les moyens de juger de la constitutionnalité de leurs solutions, qu'il s'agisse de stockage des numéros de téléphone appelés, de surveillance satellitaire ou de passeports biométriques. Johann Cas, directeur du projet, note que, face à un même problème, plusieurs options technologiques sont envisageables et que certaines sont plus respectueuses de l'individu que d'autres. Les banques de données décentralisées, par exemple, pourraient constituer une solution.
- Projet PRISE ('Privatsphärenfördernde Gestaltung von Sicherheitsforschung und Sicherheitstechnologien - Ein partizipativer Ansatz zur Entwicklung von akzeptablen und akzeptierten Prinzipien für die europäische Sicherheitsindustrie und Sicherheitspolitik') - APA - 20/02/2006
Origine :
BE Autriche numéro 81 (13/04/2006) - Ambassade de France en Autriche / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/33108.htm