Le gène VAT (Virus Aphid Transmission resistance) confère au melon une résistance aux attaques des pucerons. C'est au début des années 1980 que l'existence de ce gène a été mise en évidence par les chercheurs de l'INRA chez une variété de melon d'origine coréenne. Depuis, il a été introduit, grâce à des croisements classiques, dans près de 80% des variétés de melon cultivées actuellement en France. Aujourd'hui, ce gène est sur le point d'être isolé par une équipe de l'INRA.
Le mécanisme moléculaire par lequel ce gène confère une résistance au puceron demeure inconnu. Les chercheurs ont seulement pu caractériser cette résistance qui est spécifique à l'espèce de puceron Aphis gossypii, la principale espèce identifiée sur le melon. Son mode d'action est double : elle empêche que les colonies de pucerons s'installent sur les organes de la plante et elle rend impossible la transmission par le puceron des virus dont il est habituellement le vecteur. Aussi isoler le gène doit-il permettre de comprendre les bases moléculaires de ce double mécanisme, ce qui pourrait permettre la mise au point de nouvelles méthodes de lutte contre les pucerons, comme par exemple des bio-insecticides. Il est également permis d'envisager de transférer le gène, par transgénèse, à d'autres espèces de plantes sensibles à ce puceron, comme par exemple le cotonnier.