Il ne faut pas s'attendre à une remise en question de la sortie du nucléaire, a affirmé la chancelière allemande lors d'une interview donnée au Financial Times Deutschland le 3 janvier dernier. Mme Merkel s'est ainsi montré réservée par rapport au souhait des groupes RWE et EnBW de prolonger la durée de vie des anciennes centrales tout en raccourcissant la durée de vie des nouvelles installations. "Il ne semble pas que le SPD soit disposé à changer d'avis sur ce point", a déclaré la chancelière. Seul le transfert inverse - à savoir raccourcir la durée de vie des anciennes centrales tout en allongeant la durée de vie des nouvelles installations - est accepté par le SPD. Mme Merkel déçoit ainsi les espoirs des partisans du nucléaire qui avaient espéré que la chancelière ferait preuve d'autorité face au ministre de l'environnement Sigmar Gabriel (SPD). La chancelière a exprimé clairement que la réduction de la part du nucléaire dans la production nationale d'électricité ne remettait pas nécessairement en cause la réalisation des objectifs allemands fixés dans le cadre des accords de Kyoto d'ici 2012.