Ayant signé les accords de Kyoto, le Canada s'engage à réduire ses émissions polluantes de 6% par rapport aux niveaux de 1990. L'Alberta a produit 127 millions de tonnes de CO2 en 1990 dont 1/3 provient des centrales thermiques au charbon. Bien que l'on puisse utiliser du gaz naturel en substitution du charbon dans les centrales thermique, la question de l'épuisement de ce gaz se pose. Or, il apparaît que les plus importantes sources de méthane de l'Alberta se situent dans les vastes réserves charbonnières inexploitables qui représenteraient plus de deux fois le volume des exploitations conventionnelles. Toutefois, techniquement il est très difficile d'accéder à ces réserves. L'Alberta Research Council dirige un groupe de recherche international afin d'exploiter les CBM en testant un nouveau processus d'injection de CO2 dans les couches de charbon afin d'en libérer le méthane. Dans ce processus appelé Enhanced Gaz Recovery (EGR), le CO2 injecté est absorbé par le charbon et stocké par les matrices poreuses des veines libérant le méthane qui peut ensuite être vendu. Dans ce cycle fermé, le CO2 est continuellement injecté dans les réservoirs afin de produire plus de méthane.