Une équipe conjointe à l'University College de Cork (Alimentary Pharmabiotic Centre) et au Teagasc (Institut irlandais d'agronomie) dirigée par Paul Cotter et Colin Hill, vient de mettre en évidence les mécanismes entrainant les décès dans les empoisonnements à Listeria. Les Listeria monocytogenes sont des bactéries pathogènes pour l'homme, qui provoquent des listérioses potentiellement mortelles pour les sujets dont le système immunitaire est perturbé, les personnes âgées, les femmes enceintes ou les nouveaux-nés. La bactérie est en générale ingérée dans une nourriture quelconque contaminée.
Les microbiologistes irlandais viennent de montrer que certaines souches de Listeria monocytogenes produisaient une toxine qu'on pensait jusqu'alors uniquement produite par les streptocoques de groupe A, ceux provoquant notamment des pharyngites streptococciques, l'impétigo, des fasciites nécrosantes (bactéries mangeuses de chair) ou des syndromes du choc toxique.
Ces recherches ont également montré que la toxine en question n'était produite que par un sous-groupe de souches de Listeria monocytogenes, responsable de la majorité des poussées épidémiques spontanées de listériose, et constituait probablement un des facteurs clés de mortalité. C'est la première fois que des chercheurs identifient un facteur expliquant pourquoi certaines souches de listeria sont plus dangereuses que d'autres.