L'Institut pour la sécurité alimentaire (le RIKILT) et le laboratoire de physique-chimie et science colloïde, appartenant tous deux à l'Université de Wageningue, ont développé un nouveau test, agissant en temps réel, pour détecter les antibiotiques présents dans les chaînes alimentaires.
L'utilisation d'antibiotiques à grande échelle, notamment sur le bétail, fait peser un risque important sur les consommateurs. La menace vient non seulement de la résistance progressive aux antibiotiques, mais également des résidus d'antibiotiques pouvant apparaitre dans la nourriture. Dès lors, l'industrie agroalimentaire a besoin de méthodes d'analyses pouvant détecter, de manière simultanée, la présence de différents antibiotiques.
Cela restait impossible jusqu'à présent ; or, la nouvelle méthode a changé cette situation : à présent, sept types différents d'antibiotiques peuvent être analysés simultanément. Cette technologie se base sur les normes standards d'antibiotiques autorisées dans la nourriture et est disponible, en location et prête à l'emploi.
Cette méthode d'analyse peut également être utilisée pour détecter d'autres substances que les antibiotiques. En réalité, elle permet, en une seule mesure, de donner une image assez précise de la composition de la nourriture. Ce biocapteur constitue une avancée importante dans le développement d'une nouvelle génération de technologies d'analyses, cherchant à améliorer la sécurité alimentaire, en même temps que la rapidité et la qualité mais en réduisant les coûts.