Au cours de l'été 2006, la région Ligurie (dont la côte jouxte la côte d'Azur française) a du imposer des restrictions en plein été et interdire la baignade pendant sept jours à cause d'une algue toxique unicellulaire, Ostreopsis ovata. La santé des riverains à été mise à mal (près de 200 personnes ont souffert de troubles respiratoires ou dermatologiques), et ces restrictions ont gravement touché le secteur touristique ligure. Ce phénomène d'algue toxique -observée pour la première fois en Toscane en 1998, puis en Sicile, en Catalogne et jusqu'aux côtes grecques et égyptiennes- est maintenant un problème à l'échelle européenne.
La micro-algue Ostreopsis ovata produit une toxine particulièrement active. Quand sa concentration dans l'eau de mer est importante, le simple fait de respirer les embruns pendant une longue période (4 ou 5 jours) suffit à déclencher les symptômes : rhume, toux, fièvre, difficultés respiratoires et irritations de la bouche, de la gorge et des yeux. Ces signes apparaissent 2 à 6 heures après l'exposition et cessent généralement en 24 à 48 heures. On peut également souffrir de rougeurs et de démangeaisons. La toxine est également néfaste aux poissons et crustacés qui périclitent et la concentrent dans leur chair.
Un groupe de chercheurs à été chargé par le Ministère de l'écologie et du développement durable (http://www.minambiente.it/) d'étudier de plus près cette algue toxique, assez méconnue jusqu'alors.
Leur mission comprend : - la mise en synergie de tous les acteurs qualifiés sur le territoire, pour un travail commun organisé. - la mise en place de projets de recherches pour connaître l'algue et son cycle de développement. - le développement d'un protocole unique de comptage et d'échantillonnage. - l'établissement d'une stratégie de communication et d'information au grand public. - la formation de personnel dans l'identification du danger et la communication.
Un site internet (http://www.bentoxnet.it) a été mis en place, et leurs études sur Ostreopsis ovata y sont recensées. Un système de suivi des algues a été mis en place dans diverses régions exposées. Des échantillonnages sont réalisés tous les ans, de Juin à Septembre, et permettent d'étudier l'évolution de la population d'algues, d'émettre des alertes et dans des cas critiques de restreindre l'accès à la plage ou la pêche.
Le contact est Leonardo Tunesi, chef du département "biodiversité marine" à l'ISPRA - High Institute for Environmental Protection and Research