Le nouveau programme Jelly Watch, mené par le CIESM (Commission Internationale pour l'Exploration Scientifique de la Méditerrannée, basée à Monace) va étudier la formation et la migration des nombreux bancs de méduses apparus en Méditerrannée ces dernières années.
La recrudescence des méduses pose plusieurs problèmes directs (tourisme) et indirects (écosystèmes cotiers, pêche). Il crèe d'abord une nuisances pour les personnes, et dans certains cas un réel danger. Les pêcheurs aussi s'en plaignent, parce que les méduses crèvent leurs filets et qu'elles éloignent les poissons. Alors qu'il y a quelques années, le phénomène d'"années à méduses" était épisodique, depuis huit ans l'envahissement estival est devenu une constante.
La méthode que le CIESM va utilisér est de recueillir les témoignages du plus grand nombre (baigneurs - sportifs - chercheurs) et de leur demander d'envoyer des photographies des méduses qu'ils ont pu rencontrer, en localisant bien l'endroit. Une fois une base de données établie, il sera aisé, via les témoignages, d'analyser l'évolution de la population. Le CMCC, Centre Méditérrannéen pour les changements climatiques, basé à Lecce (Pouilles) a déjà prévu d'utiliser les résultats du programe Jelly Watch pour créer des modèles océanographiques.
Le professeur Ferdinando Boero, de l'Université de Salento, est chargé de coordiner ce projet. Il va pour cela travailler de concert avec deux autres professeurs d'université (en Croatie et en Israël). Il a déjà préparé le poster qui signale les différentes espèces à signaler, les codes géographiques de localisation, et propose aux internautes de lui envoyer des photographies par mail.