Sciences humaines Séminaire du 16 décembre 2009 du réseau TRAST (Programme d'études sur les traumatismes de l'université d'Uppsala) sur les violences de masse
De plus en plus de chercheurs écrivent au sujet des violences de masse, des génocides et des traumatismes qui leur sont liés.
Ce séminaire organisé par l'université d'Uppsala visait à interroger la position du chercheur par rapport aux témoignages des victimes. Quels sont les objectifs de ces recherches menées au sein du réseau TRAST (Programme d'études sur les traumatismes) [1]. Le séminaire était présidé par l'anthropologue Ivana Macek qui a publié récemment un livre sur le siège de Sarajevo (Sarajevo Under Siege, Anthropology in Wartime, University of Pennsylvania Press, 2009).
Ivana Macek enseigne et travaille au sein du programme portant sur les études génocidaires de l'université d'Uppsala. Elle était en Suède lorsque le conflit de 1991 a éclaté dans l'ex-Yougoslavie. Elle a montré la nécessité de travailler en profondeur sur les témoignages de l'époque. Alors qu'elle avait réalisé des enquêtes anthropologiques en Afrique, Ivana Macek s'est concentrée sur les traumatismes des populations bosniaques après les massacres et les différentes formes de recomposition territoriale de l'ex-Yougoslavie des années 1990.