Un nouveau système de classification a été développé par le centre hospitalier de l'Université de Groningue, permettant d'établir la cause de la mort de 80% des enfants morts-nés. La gynécologue Fleurisca Korteweg et ses collègues ont mis en place et testé ce système et ont constitué une liste d'examens nécessaires pour comprendre la cause des décès.
Dans les pays développés, une naissance sur 200 se termine en mortinaissance, et aux Pays-Bas 1200 à 1400 enfants sont dans ce cas chaque année. Cela représente cinq fois le nombre de décès par mort subite et deux fois le nombre de décès provoqués par des accidents de la route. Jusqu'à aujourd'hui, aucun système n'avait été mis en place, aux Pays-Bas ou ailleurs, pour déterminer les causes de ces décès, et il n'était pas évident de savoir quels examens devaient être pratiqués pour cela. Ainsi, les causes de décès n'étaient pas connues dans deux tiers des cas.
Fleurisca Korteweg a donc développé la classification "Tulipe", qui défini la cause de décès comme étant le premier événement qui mène à la mort du nourrisson. Cela permet en outre de différencier les facteurs de risque (obésité maternelle, consommation de tabac...) et la véritable cause de décès. Ce système a d'abord été introduit dans 50 hôpitaux néerlandais, où 1025 cas ont été analysés. 65% des décès étaient causés par des problèmes dans le placenta.
Les recherches ont aussi démontré qu'un examen du placenta, une autopsie et un examen chromosomique sont essentiels pour comprendre les causes du décès. Ce "guide clinique" va bientôt être introduit au niveau national aux Pays-Bas, et peut permettre de limiter le nombre de morts-nés dans le futur.