Selon un rapport du Bureau Central de la Prévision (CPB) intitulé 'Scarcity of Science and Engineering Students in the Netherlands', stimuler la participation aux filières technologiques et scientifiques ne constitue pas un instrument efficace pour favoriser la recherche et le développement (R&D) aux Pays-Bas. De plus, il n'existe pas de réelles pénuries d'étudiants dans l'enseignement technologique et scientifique. Cette conclusion du CPB s'appuie sur l'étude de plusieurs indicateurs du marché du travail : le nombre des offres d'emploi, les chiffres du chômage, le montant des salaires, le taux d'activité et le nombre d'heures travaillées. Autant d'indicateurs qui, paraît-il, témoigneraient d'une pénurie d'étudiants dans les filières scientifiques et techniques. En fait, il n'en est rien. "Moins de la moitié des diplômés vont travailler en R&D", affirme le directeur de l'étude. "C'est pourquoi il vaut mieux rendre plus attrayants les emplois de R&D que d'essayer d'augmenter le nombre d'étudiants en science et technologie". Le ministère de l'Education, de la Culture et de la Science, celui de l'Economie, la plate-forme Bèta Techniek, l'organisation patronale VNO-NCW et le groupement des universités VSNU ont immédiatement réagi au rapport du CPB. Ils maintiennent que la pénurie d'étudiants en science et technologie est bien réelle. Le CPB parle de casse-tête scientifique, les organisations concernées étant confrontées à un phénomène de pénurie qui n'apparaît pas dans les statistiques.