Une des solutions aux problèmes liés à l'impact environnemental des centrales éoliennes pourrait venir des éoliennes offshores. En effet, loin de la côte, les vents sont plus intenses et moins turbulents qu'à l'intérieur des terres. L'installation d'éoliennes offshores permettraient de réaliser des centrales plus efficaces et pérennes, tout en ne dénaturant pas le paysage et en n'interférant pas avec le flux migratoire des oiseaux. Jusqu'à aujourd'hui, il n'existait pas de cartes indiquant la puissance des courants marins, les observations satellites n'étant pas suffisantes. Mais, début septembre, une carte a été présentée par l'Institut des Sciences de l'Atmosphère et du Climat (ISAC) du Conseil National de la Recherche, en collaboration avec l'Agence pour la Protection de l'Environnement de Rome et de l'Université de Camerino. Elle détermine les zones de la Méditerranée les plus propices à la construction de centrales éoliennes offshores. "Cette carte -explique Alfredo Lavagnini, chercheur de l'ISAC de Rome- a été réalisée grâce à 24 ans d'analyses de modélisations météorologiques du centre de Reading (ECMWF - Euopean Centre for Medium-range Weather Forecasts). Les résultats de l'étude ont ensuite été comparés puis validés grâce aux résultats expérimentaux relevés sur neuf bouées présentes en méditerranée, et grâce à des sondes situées sur des îles et des bateaux". La carte montre que les aires de ventilation majeure se situent au large des côtes, avec une vitesse annuelle moyenne supérieure à 20 km/h à environ 10 mètres de hauteur par rapport au niveau de la mer, et de 30 km/h à une hauteur de 70 à 80 mètres. Cette valeur est plus que suffisante, car une centrale éolienne devient rentable pour une vitesse moyenne annuelle d'environ 18 km/h. Les aires italiennes les plus exploitables seraient celles à proximité des détroits, comme celui de Bonifacio ou de Messine, ou près des côtes Ouest et Sud-Ouest de Sardaigne et de Sicile, ainsi que les côtes Sud des mers Adriatique et Ionique.