Des chercheurs de l'Institut Steacie des Sciences Moléculaires du Conseil National de Recherches Canada (ISSM - CNRC) ont établi les fondements d'une nouvelle méthode de stockage de l'hydrogène destiné à alimenter les piles à combustibles. Cette solution fait appel à des hydrates de clathrates. Le Dr John Ripmeester, chargé du groupe structure et fonction des matériaux, est un pionnier dans l'étude des hydrates de gaz. Pour demeurer stables, les hydrates de gaz contenant de l'hydrogène exigent une pression de 25 atmosphères à une température de 0°C. Dans cet état, les hydrates de gaz classiques peuvent stocker environ 2% d'hydrogène par volume d'hydrates. Le chimiste et son équipe ont démontré que l'ajout de petites quantités de tétrahydrofurane (THF) stabilisait la structure des hydrates en leur permettant de transporter deux fois plus de molécules d'hydrogène. La teneur d'hydrogène atteint alors les 5% à 8% recommandés pour obtenir un support de stockage utile. Les chercheurs de l'ISSM - CNRC travaillent maintenant à accélérer la réaction chimique. En effet, le stockage ou l'extraction d'hydrogène d'une structure d'hydrates prend actuellement de quelques jours à quelques semaines. L'idée est l'utilisation de minuscules perles de silice recouvertes d'hydrates de gaz, qui en accroissant la surface de stockage du système, pourraient accélérer la réaction chimique. Jusqu'alors, les expériences n'ont abouti qu'à une réduction de quelques heures de la phase de stockage de l'hydrogène. Les recherches se poursuivent donc, soutenues par des fonds de l'Initiative sur le Changement Climatique pour étudier les hydrates au moyen de la résonance magnétique nucléaire.