La capacité des nanotubes à émettre de la lumière est une de leurs nombreuses propriétés intéressantes. Les nanotubes peuvent par exemple servir de marqueurs fluorescents pour l'étude du corps humain. Le problème de ces nanostructures est leur faible efficacité quantique qui limite les applications optiques : pour chaque photon émis, un millier est absorbé. Récemment, une étude germano-américaine a permis de mesurer séparément la luminescence de nanotubes individuels. L'équipe de Tobias Hertel, de l'Université Vanderbilt (Etats-Unis) a ainsi découvert que, grâce à d'infimes défauts structurels liés aux procédés de fabrication, certains nanotubes de carbone sont jusqu'à 11 fois plus efficaces que d'autres. Ainsi, en améliorant les processus de synthèse, il devrait être possible d'augmenter l'efficacité quantique globale des nanotubes d'un facteur cinq ou plus.