Le premier satellite test du projet Galileo a été lancé avec succès à la fin décembre 2005 depuis Baïkonour (Kazakhstan). Ce microsatellite nommé GIOVE-A, acronyme de Galileo In-Orbit Validation Element-A, a été construit par l'équipe d'ingénieurs de Surrey Satellite Technology Limited (SSTL), entreprise issue de l'Université de Surrey. Cette petite entreprise performante de 200 personnes a déjà collaboré dans de nombreux projets avec l'Agence Spatiale Européenne (ESA). Le GIOVE-A est le premier satellite du vaste projet civil Galileo, coordonné par l'Union Européenne et l'ESA, qui devrait être opérationnel en 2010. Ce nouveau système de positionnement satellitaire, avec une meilleure précision, sera une alternative au système américain du Global Positioning System (GPS). Avec une constellation satellitaire finale de trente satellites, le projet rentre dans sa phase de test avec l'envoi d'un second satellite : le GIOVE-B. C'est le 12 janvier 2006 que le premier signal du système de navigation Galileo a été émis par GIOVE-A et reçu par le Chilbolton Observatory Facilities for Atmospheric and Radio Research du Royaume-Uni. La chaîne d'émission et les différents signaux du satellite vont maintenant être analysés, programmés et testés. Le bon déroulement de ce premier contact va confirmer les allocations spectrales qu'attribue L'Union Internationale des Télécommunications (UIT) pour le système Galileo. L'UIT est une organisation internationale des Nations Unies, chargée de coordonner les réseaux et les services mondiaux de télécommunications entre les Etats et le secteur privé. Cette première phase de test permet, entre autres, de s'assurer qu'il n'y aura pas de conflit de signaux sur la plage fréquentielle réservée.