La première génération de batteries rechargeables au lithium utilisait une anode en lithium sous sa forme métallique. Cette technologie a été rapidement abandonnée car l'anode en lithium pouvait atteindre accidentellement son point de fusion (180°C) lors d'une décharge trop rapide. Le lithium liquide ainsi formé produisait une réaction violente et l'émission de gaz brûlants en entrant en contact avec la cathode. Ce problème a par la suite été contourné en utilisant le lithium sous sa forme ionique et en l'incluant dans l'électrolyte des batteries au lieu d'en constituer l'anode. Cependant, la densité d'énergie des batteries lithium-ion est en théorie plus faible que celle des batteries lithium-métal, d'où l'intérêt de revenir à l'ancienne génération d'accumulateurs en résolvant le problème de sécurité. C'est dans le cadre de ces recherches que Daiichi Kougyou Seiyaku a développé avec l'AIST (National Institute of Advanced Industrial Science and Technology) un liquide ionique (un imide bisfluorosulfonyle) qui, utilisé en tant qu'électrolyte, permet d'assurer une décharge contrôlée de la batterie. Ce liquide ionique possédant une haute conductivité, des propriétés ignifuges et une faible volatilité, il est un candidat prometteur pour la réintroduction sur le marché des accumulateurs lithium-métal.