L'un des premiers projets autrichiens relatifs aux piles à combustibles a porté sur un test de PAFC (pile à combustible à acide phosphorique) d'ONSI, une PC25-A de 200 kW électriques, par l'entreprise Autria Ferngas au début des années 90 sur un terrain de Wiengas à Simmering. Le fonctionnement dura 2 ans de façon satisfaisante, puis la pile à combustible fut démontée et fonctionna encore à la centrale thermique de Mödling. L'entreprise de Graz Steyr-Daimler-Puch-Fahrzeugtechnik , rebaptisée Magnasteyr en 1990, commença en 1998 un projet de recherche sur les véhicules à piles à combustible. Puis une VW Golf équipée d'une PEMFC (pile à combustible à membrane polymère) de 30 kW fut construite à Graz. La solution retenue de stockage de l'hydrogène était le stockage sous pression. L'entreprise de Haute-Autriche Best Water technology (BWT) a présenté en 2000 une nouvelle membrane pour piles à combustibles, visant des températures de fonctionnement supérieures aux températures usuelles et échappant ainsi à la nécessité de purification de l'hydrogène. Les coûts s'en trouvent réduit d'un facteur 8 par rapoprt aux PAC existantes, selon les fabricants. De plus il existe un centre de compétence autrichien Kplus spécialisé en électrochimie, le centre de compétence ECHEM, auquel participe l'entreprise de recherche ARCS (Austrian Research Centers Seibersdorf), dont l'une des activités est le développement de PAC pour approvisionnement en énergie décentralisé : développement de réformeurs méthanol et de PEMFC jusqu'à 2 kW, préparation de membranes au palladium pour purification de l'hydrogène (avec l'entreprise Schuh Karosserie Fachbetrieb). On peut citer l'utilisation de biogaz pour les piles à combustible, objet d'un symposium organisé le 15 mai 2001 à Steyr par l'entreprise PROFACTOR, dont l'ambition est de présenter en 2004 une installation de démonstration de piles à combustible fonctionnant au biogaz. Au niveau national, le ministère des transports, de l'innovation et de la technologie, alias BMVIT, alias ministère des infrastructures, a organisé en 1999 un atelier à l'université technique de Graz sur le thème "piles à combustible pour les véhicules", en coopération avec l'EVA (agence de valorisation de l'énergie), le réseau technologique OPET, l'entreprise AVL List, l'union autrichienne d'électrotechnique et l'institut de technique haute tension de l'université technique de Graz. Les acteurs universitaires, enfin, sont essentiellement les 2 universités techniques autrichiennes (Graz et Vienne). Au sein de l'université technique de Graz, le Professeur Karl Kordesch,est actif depuis 40 ans dans le secteur : après un début aux laboratoires de la NASA, il parvint en 1970 à transformer un Austin A-40 en véhicule hybride à pile à combustible, puis poursuivit ses activités de recherche à l'institut d technique haute tension de l'université technique de Graz. Parmi les principaux domaines d'activité comptent les PAC alcalines (utilisant l'hydroxyde de potassium comme électrolyte), de haut degré d'efficacité et bas coût d'électrodes et la recherche d'électrodes améliorées. De nombreux scientifiques autrichiens actifs dans le domaine sont ses élèves. L'université technique de Graz compte aussi parmi les membres de l'initiative e2i (Austrian Network of Energy Innovation and Information), avec l'union autrichienne d'électrotechnique. Enfin, l'institut de thermique de TU Graz travaille aussi un peu sur les PAC. L' autre grand acteur universitaire est l'université technique de Vienne et son groupe d'électrochimie technique et de chimie de l'état solide (chef : Prof. Fabjan), actif dans le domaine du développement de catalyseurs et d'électrodes air pour PAC : électrode méthanol pour le développement d'anodes pour oxydation du méthanol dans des PAC sur la base d'électrodes de carbone, développement d'électrodes oxygène ou air et stabilisation de catalyseurs pour la réduction d'oxygène aux électrodes carbone, technologie des PAC.