Selon une étude d'Ernst & Young, la sortie du nucléaire nécessitera des investissements supplémentaires de plusieurs milliards d'euros pour les grandes entreprises énergétiques. L'étude présentée le 4 septembre précise que "si l'Allemagne s'en tient à la sortie programmée du nucléaire, elle aura besoin de nouveaux investissements pour un montant d'au moins 86 milliards d'euros". Selon le calendrier actuel, plusieurs centrales électriques vont sortir du réseau dans les 15 prochaines années et de nouvelles centrales devront donc compenser la diminution de production d'électricité. Conformément à la loi sur le nucléaire, les 17 réacteurs nucléaires doivent être mis hors service petit à petit d'ici à 2020/2021. En prolongeant la durée de validité des réacteurs nucléaires à 60 ans et en redistribuant mieux le courant entre les Länder, les besoins en investissements pourraient selon l'étude être limités à 68 milliards d'euros. A l'inverse, les investissements nécessaires pourraient atteindre jusqu'à 100 milliards d'euros si la part d'énergie renouvelable dans la production d'électricité devait passer de 10 à 25% d'ici à 2020. Au sein de l'Union, certains comme le ministre de l'économie et de la technologie, Michael Glos, exigent une plus longue durée de vie des réacteurs nucléaires. L'entreprise américaine General Electric (GE) compte également sur une "renaissance" de l'énergie nucléaire. Dans une interview accordée au quotidien "Handelsblatt" le 4 septembre, Fernando Beccalli-Falco a ainsi affirmé "Nous ne pourrons pas couvrir l'important besoin énergétique avec des énergies renouvelables".