L'Engineering and Physical Sciences Research Council (EPSRC) a lancé un vaste projet sur l'utilisation des hautes technologies pour aider dans la lutte anti-criminalité, les recherches se faisant en collaboration avec des universités du Royaume Uni. Un budget de 14 millions de livres (environ 20 millions d'euros) a été attribué pour ce projet lancé en 2002, dont plusieurs volets sont en cours de réalisation. Le volet le plus notable est le développement d'un système avancé de portrait robot, par la société VisionMetric, sous la direction du Dr Chris Solomon, physicien de l'Université du Kent. Jusqu'à présent, on demandait au témoin de décrire les parties du visage une par une (le nez, les yeux..) pour reconstruire le visage. Le système mis en oeuvre par VisionMetric consiste à générer des visages et, grâce à un algorithme spécifique, à converger vers le visage désiré selon les critères du témoin. Cette technique peut éventuellement être utilisée directement sur la scène du crime lorsque l'image du visage du suspect est encore fraîche pour le témoin. Le deuxième volet concerne le développement par l'Université de Cambridge d'un système de vidéo surveillance de longue portée et de grande résolution. Ce système pourrait aider à lutter conter l'immigration illégale et la contrebande en permettant à des bateaux d'être identifiés avant qu'ils n'entrent dans les eaux du territoire britannique. Bien d'autres études sont en cours de développement : - un système amélioré de reconnaissance de matériaux pour les aéroports est en élaboration par l'Université de Derby. - une analyse automatique de documents écris à la main est en développement à l'Université du Kent, permettant l'authentification facile d'un l'auteur de graffiti, de vol d'identité ou même de meurtre. - à l'Université de Cranfield, les scientifiques travaillent sur la détermination de l'âge d'une victime grâce à une étude de la structure osseuse de la victime. - à l'Université de Leeds, les scientifiques développent un projet de cryptage de données très sophistiqué. - à l'Université d'Edinburgh, les scientifiques cherchent à détecter automatiquement un événement important observé par les caméras de surveillance (Close Circuit Television, CCTV), tels qu'une bagarre, du vandalisme, etc. - de nouveau matériaux qui changent de couleur une fois exposés au rayonnement ultraviolet peuvent servir pour définir un marqueur de sécurité et ainsi détecter plus facilement les marchandises contrefaites. Ces études sont faites à l'Université de Southampton - à l'Université Royal Holloway de Londres, une équipe travaille sur des lignées de protéines permettant la détection de crime. Ces nouvelles technologies veulent ainsi contrer le banditisme en favorisant à la fois les moyens préventifs et les outils d'obtention de preuves irréfutables.