"Environ 90% des désastres mondiaux sont liés au climat ou à l'environnement", selon Michel Jarraud, secrétaire général de l'Organisation Mondiale de Météorologie ("World Meteorological Organization"). M. Jarraud s'est rendu en Corée pour présider le 16ème congrès spécial de l'Organisation Mondiale Météorologique qui s'est ouvert à Séoul le 12 novembre 2006 pour une durée de 8 jours. Lors d'une conférence de presse, il a souligné l'importance du climat dans la vie quotidienne et il a rappelé l'exemple du tremblement de terre qui avait eu lieu au Pakistan en 2005. "Le tremblement de terre en lui-même n'est pas directement lié à la météorologie, mais lorsque l'hiver est arrivé juste après le désastre, les dommages collatéraux ont pratiquement doublé". Durant son séjour, il a visité le Korea Meteorological Administration ainsi que d'autres instituts météorologiques et passé en revue les systèmes de surveillance météo coréens. "J'étais en Corée il y a 6 ans et je suis impressionné par les progrès accomplis en si peu de temps ". Selon M. Jarraud, la Corée est non seulement un pays leader en matière de recherche météorologique et de recherche d'information mais c'est également un grand fournisseur d'infrastructures et de techniques pour les pays développés et les pays sous-développés. Michel Jarraud espère que la Corée prendra une place plus importante au sein de l'Organisation Mondiale de Météorologie. Le pays représente pour l'instant 1 à 2% du budget total de l'organisation. Le congrès, créé pour échanger de nouvelles techniques et des informations dans le domaine des recherches météorologiques, a lieu deux fois tous les 10 ans et il s'agit cette année d'un évènement particulier. Le relief a en effet été mis sur l'importance des échanges internationaux en matière de recherche mathématique et physique dans le domaine météorologique. Il faut en effet rappeler que la météorologie a changé quand les avions et les satellites ont commencé à être utilisés pour recueillir des informations. Le WMO a travaillé à l'échange d'information entre les Etats, ainsi, selon Jarraud, "il n'y a pas de frontières en matière de recherches météorologiques et nous devons coopérer" Aujourd'hui, les informations climatiques circulent entre les Etats en moins de 3 heures, grâce à l'informatique et aux systèmes de télécommunication. "La Corée du Sud est leader en matière de technologies d'information et de communication, et il y a certainement encore plus à faire dans ce domaine" . "Assurer une surveillance climatique et travailler à la mise en oeuvre de mesures de prévention sont les choses les plus importantes car la prévention est le meilleur investissement. Si l'on considère l'effet de serre par exemple, la situation s'aggrave d'avantage chaque année. Notre rapport indique ainsi que la quantité de CO2 actuellement présent dans l'air est le plus élevé depuis 500.000 ans." "Il est donc temps pour nous de prendre de réelles mesures. Si nous ne travaillons pas sur ces thématiques, la situation va certainement empirer".