Nombre de médicaments japonais vont voir leurs brevets expirer en 2007 et 2008: plusieurs génériques vont ainsi pouvoir venir concurrencer ces traitements, dont la valeur globale atteint les deux milliards d'euros (montant des ventes par année).
Même si la plupart des consommateurs japonais restent fidèles à une marque de médicament alors que leur équivalent en générique est disponible, la part des génériques au Japon ne cesse d'augmenter, entretenue par les politiques gouvernementales de réduction des coûts de santé et une prise de conscience des patients de l'existence et de l'efficacité des génériques. Sawai Pharmaceuticals, une entreprise spécialisée dans les génériques, avance que le total des ventes devrait progresser de 50% pour atteindre 3,5 milliards d'euros en mars 2009 et peut-être plus selon d'autres analystes.
Les deux années qui viennent seront donc décisives pour les fabricants de génériques, mais aussi pour les compagnies pharmaceutiques "classiques" qui vont voir certains de leurs médicaments vedettes subir une âpre concurrence. Une des stratégies employées pour palier à ce problème est d'améliorer significativement le produit en le rendant plus efficace, de manière à faire valoir une innovation et en demander la protection par un nouveau brevet (exemple de Daiichi Sankyo avec le "Cravit"). La plupart s'attendent tout de même à des baisses de ventes conséquentes (environ 20%). Néanmoins, après ces deux années difficiles, ce problème cessera temporairement puisque aucun des médicaments se vendant à plus de 300 millions d'euros par an ne devrait voir son brevet expirer après 2009.