Depuis une dizaine d'années, une épidémie de cancer de la face et du cou a décimé 40% des diables de Tasmanie (Sarcophilus harrisi), un marsupial carnivore endémique à la Tasmanie. La faible diversité génétique de la population aurait affaibli les défenses immunitaires du diable. Des études récentes (voir BE Australie 44) ont montré que la maladie se propagerait par allogreffe c'est-à-dire que des cellules mutantes tumorales d'un sujet malade seraient "transplantées" par morsure à un autre animal où elles évolueraient alors en tumeur mortelle.
Une généticienne du ministère de l'industrie, eau et environnement de l'Etat de la Tasmanie (Tasmania's Department of Primary Industries, Water and Environment) a découvert une population de diables génétiquement distincte qui ne semble pas être affectée par le cancer de la face. Ce groupe représenterait environ 5% de la population totale des diables survivant actuellement sur l'île. La découverte pourrait mener à la mise en place d'un programme de reproduction sélective qui produirait une lignée moins sensible à l'infection. Dans le cas d'extinction quasi-totale des diables, la population vulnérable pourrait être remplacée par une souche plus résistante.
Il a été également annoncé que les premiers essais d'un vaccin contre le cancer de la face et du cou développé à l'Université de Tasmanie débuteront à la fin de cette année.