Des bioinformaticiens de Tübingen mettent actuellement au point une méthode de calcul leur permettant de détecter les biomarqueurs présents dans un échantillon de tissu ou de sang.
Environ 100.000 protéines sont présentes dans un échantillon de tissu ou de sérum sanguin humain. Cependant, même si le génome humain est décodée depuis 2001, cette information génétique ne suffit pas à savoir à quel moment une protéine est produite dans la cellule ni en quelle quantité. Une analyse dynamique des protéines est donc nécessaire, c'est la naissance d'une nouvelle spécialité : la protéomique.
Compte tenu de la richesse protéique d'un échantillon biologique, le volume de données généré par les différents outils de mesure est énorme et des méthodes d'analyse efficaces et rapides sont indispensables. L'équipe du Prof. Oliver Kohlbacher développe actuellement des algorithmes lui permettant de dégager des différences statistiques pertinentes dans la composition de protéines entre un individu sain et malade. En comparant ces protéomes, certaines protéines peuvent s'avérer présentes en quantités différentes chez les deux individus. Ceci peut alors conduire à l'identification de biomarqueurs, ou marqueurs biologiques, point de départ de nouvelles approches thérapeutiques.
Ce groupe de travail accorde actuellement une attention particulière à la myoglobine, protéine qui achemine notamment l'oxygène jusqu'au muscle cardiaque et qui est un biomarqueur de l'infarctus du myocarde. L'UE exige la normalisation des tests diagnostics basés sur la détection de cette protéine et la bioinformatique pourrait être à la base de la définition des valeurs de référence.