Des chercheurs du CNRC et des spécialistes du cancer du Nouveau-Brunswick ont mis au point une technologie, issue du mariage des mathématiques et de la biologie, permettant de diagnostiquer le cancer de la prostate avec beaucoup plus d'exactitude.
Mathématicien et chercheur à l'Institut de technologie de l'information du CNRC, Nabil Belacel a eu recours à un puissant algorithme de son invention pour identifier des biomarqueurs spécifiques du cancer de la prostate, qui ont ensuite été testés par des médecins de l'Atlantic Cancer Research Institute (ACRI), avec des jeux de micro échantillons d'ADN. Ces derniers ont ainsi identifié huit marqueurs des tumeurs cancéreuses de la prostate avec 96% d'exactitude, ce qui représente une amélioration considérable sur les méthodes traditionnelles, comme le souligne M. Belacel : "Le dépistage de l'antigène prostatique spécifique (PSA), le test usuel actuel, donne lieu à maintes réactions faussement positives qui requièrent des procédures invasives onéreuses, parfois même superflues".
Cet algorithme mathématique pourrait ainsi déboucher sur un raccourcissement des délais et une augmentation de la précision, ce qui réduirait le nombre d'interventions invasives nécessaires avant l'établissement d'un diagnostique exact. Cette nouvelle technologie remplacera peut-être le test de dépistage du PSA, qui nécessite le prélèvement d'un échantillon de tissu. Toutefois, avant d'en arriver là, les chercheurs devront confirmer qu'il est possible d'isoler les protéines d'autres milieux comme le sang et l'urine.
Le CNRC recourra à un algorithme similaire pour trouver et vérifier des jeux de biomarqueurs pour les cancers du sein, des ovaires et des poumons ainsi que pour les lymphomes.