Des découvertes importantes ont été faites dans le cadre de la lutte contre les tumeurs dans plusieurs hôpitaux de Rome. Après sept ans d'études, les immunologistes de l'hôpital Regina Elena, en collaboration avec leurs collègues du San Raffaele à Milan et de l'université La Sapienza, ont isolé le gène hMena, exprimé dans les tumeurs du sein d'origine épithéliale, c'est-à-dire des conduits mammaires. D'autre part, après une décennie de tentatives et de vérifications, la protéine Lzts 1 qui régule la multiplication des cellules a été identifiée à l'hôpital Sant'Andrea. Cette protéine est présente dans les cellules normales, et disparaît lorsque la tumeur se déclare. Ainsi l'absence de cette protéine détermine une distinction anormale entre les cellules qui causent des altérations dans les chromosomes, et donc dans l'Adn. De là naît une résistance aux médicaments utilisés en chimiothérapie. Au Sant'Andrea, jusqu'ici, les expérimentations ont concerné les animaux, mais elles vont être lancées également sur des cellules dérivées de tumeurs mammaires humaines.
Bientôt les découvertes seront appliquées à des patientes atteintes de tumeurs au sein, surtout lorsqu'elles montrent une résistance particulière aux traitements de chimiothérapie. Au Regina Elena, en revanche, les patientes ont déjà joué un rôle dans le travail des chercheurs. Pour la première fois a été isolée chez la femme la protéine hMena dont le rôle est décisif dans la prolifération de la tumeur.