Antonio Ruiz de Elvira, professeur de Physique de l'Université d'Alcalá de Henares (Madrid), est optimiste face à l'évolution de la couche d'ozone. Selon lui, le trou de la couche d'ozone s'est stabilisé durant ces quinze dernières années grâce à une baisse de 90% des émissions de chlorofluorocarbures. Cette réduction devrait permettre au trou de se fermer d'ici quatre-vingts ans. Selon les experts, les gaz vont se dissoudre car seules quelques régions en Afrique et en Asie continuent d'émettre des chlorofluorocarbures.
La destruction de la couche d'ozone est source de nombreuses confusions. Le professeur a ainsi expliqué qu'elle n'a rien à voir avec le réchauffement global de la planète. C'est néanmoins un problème qui pourrait être très meurtrier. En effet, la couche d'ozone protège la planète des rayons ultraviolets, nocifs pour le corps humain, fonctionnant comme une paire de lunettes de soleil. Or, la couche d'ozone s'est amincie principalement au Pôle Sud, une zone dépeuplée, ce qui a réduit les cas de cancer de la peau.
Mais, bien que les effets sur la santé soient encore minimes, les problèmes risquent d'apparaître rapidement. Le président de la Société Espagnole d'Oncologie Médicale, Alfredo Carroto, assure que les cas de cancer de la peau se feront plus fréquents d'ici une vingtaine d'année. Dans les pays comme l'Australie, qui combinent une population ayant une peau claire avec de forts rayons ultraviolets, les cas de cancers se sont déjà multipliés par cinq. Alfredo Carrato explique que "les rayons ultraviolets abîment le matériel génétique de la peau et entraînent des tumeurs".
La superficie actuelle du trou dans la couche d'ozone est de 24 millions de km2, une surface comparable à l'Amérique du Nord. Mais s'il continue à s'agrandir légèrement au-dessus de l'Antarctique, il se résorbe sur le reste de la planète. Ruiz de Elvira explique qu'on a longtemps cru que les gaz des sprays étaient à l'origine de la disparition de la couche d'ozone alors qu'en réalité, ce sont les gaz des congélateurs qui ont causé le plus de dégâts.
Antonio Ruiz de Elvira Serra- Departamento de Física Aplicada- Universidad de Alcalá de Henares - Plaza de San Diego, s/n - 28801 Alcalá de Henares (Madrid) - Email : earq-bienal@uah.es - Tél : +34 91 885 40 00 - Extensión : 5073 ou 9273