La Norvège disposerait dans son sous-sol de gisements d'environ 16-17% des réserves mondiales de Thorium, un combustible susceptible de se substituer, à terme, à l'uranium dans les centrales nucléaires. Les possibilités d'exploitation de ces gisements suscitent un intérêt grandissant en raison d'une demande énergétique sans cesse plus importante. Le Conseil norvégien de la recherche, à la demande du Ministère norvégien du Pétrole et de l'Energie, vient de mettre en place un Comité chargé d'étudier la faisabilité et les risques d'une exploitation des gisements de Thorium en Norvège, ainsi que de l'utilisation de ce combustible dans des centrales nucléaires. Le Comité doit notamment s'attacher à faire le point sur les technologies existantes et les défis inhérents à leur développement.
Le Pr. Mikko Kara, Vice-Président du VTT Technical Resaerch Center en Finlande, Présidera le Comité. Les autres membres sont : - Pr. Sven Kullander, Université d'Uppsala et Président du Comité Energie de l'Académie des Sciences de Suède; - Pr. Dieter Röhrich, uniersité de Bergen (Norvège); - M. Thierry Dujardin, Directeur adjoint Science et Développement, Agence pour l'Energie Nucléaire (NEA) et OCDE, Paris; - M. Yacine Kadi, Chercheur au CERN; - M. Sverre Hval, Chercheur à l'Institut de Technologies énergétiques de Halden (Norvège); - Pr. Brit Solbu, uniersité de As (Norvège) ; - Pr. Finn Ingebretsen, Université d'Oslo.
Un premier rapport est attendu pour la fin de l'année 2007.
Pour les défenseurs des centrales au thorium, la Norvège apparaît comme le pays idéal pour développer ce nouveau type d'énergie. Il est, non seulement, doté des moyens financiers nécessaires, mais aussi mène une politique active en matière de recherche de nouvelles sources d'énergie durables et non polluantes.
Le ministre norvégien de l'énergie et du pétrole, M. Odd Roger Enoksen, s'est prononcé contre la construction de centrales au Thorium. Il rappelle que le Parlement s'est déjà opposé à des projets de ce type et que le nucléaire n'avait jamais été envisagé comme une alternative sérieuse dans le paysage énergétique norvégien.