Le satellite Compass-M1 a été lancé avec succès le 14 avril 2007 à partir de la base de Xichang dans l'ouest de la Chine, marquant ainsi le début de la deuxième phase de déploiement du système chinois de positionnement par satellites. Il doit permettre à la Chine de s'affranchir de sa dépendance au système américain Global Positionning System (GPS) pour des applications aussi bien civiles que militaires.
Le projet Beidou, signifiant "étoile polaire" en chinois mais désormais plus connu sous le nom de Compass dans le reste du monde, avait démarré par la mise en orbite de 4 satellites constituant la phase expérimentale du système appelée Beidou 1. Le 4ème satellite, lancé le 4 février 2007, vient d'être réparé après l'impossibilité de déployer les panneaux solaires après sa mise en orbite. Il servira de satellite de secours en cas de défaillance de la constellation principale de Compass (Beidou 2) et pourrait à terme remplacer Beidou-1 qui avait jusqu'ici fournit des résultats de positionnement satisfaisants pour des applications civiles et militaires.
D'après la Chine, Compass devrait à terme comporter au moins 35 satellites (5 géostationnaires et 30 à moyenne orbite) et être opérationnel dès 2008. Il fournira deux services de positionnement à tout utilisateur disposant d'un récepteur : l'un civil et gratuit pour un positionnement d'une précision de 10 mètres (équivalant au système américain GPS), l'autre encodé et réservé à des utilisateurs autorisés en particulier pour des applications militaires. Comme dans GPS et à la différence de Beidou-1, les informations de positionnement de Beidou-2/Compass ne nécessiteront plus de liaison bidirectionnelle via satellite entre le récepteur et un centre de contrôle, mais se calculeront directement sur le récepteur à partir des mesures de distance avec au moins 3 satellites de la constellation.
Malgré les similitudes entre Compass et le projet de système de positionnement satellitaire européen Galileo, la Chine affirme maintenir son engagement dans ce dernier incluant notamment un financement à hauteur de 200 millions d'euros.