Les médicaments antirétroviraux (stavudine, lamivudine, efavirenz, nevirapine, AZT, didanosine, ritonavir, lopinavir, saquinavir) permettent d'éviter l'évolution du SIDA chez les séropositifs. Cependant, leur coût de fabrication élevé limite leur utilisation parmi les populations les plus démunies.
Le Council for Scientific and Industrial Research (CSIR) a réussi à préparer des NRTIs (non-nucleoside reverse transcriptase inhibitor) par biocatalyse. L'étape biocatalytique utilise deux enzymes pour convertir un nucléoside peu coûteux en nucléoside de haute valeur utilisé comme intermédiaire dans la préparation de l'antirétroviral. La première enzyme découple le sucre et la base du nucléoside puis la seconde enzyme associe le sucre libéré à une base différente. Le développement est assuré par Arvir Technologies, spin-off dont le CSIR et Lifelab, un pôle d'innovation, détiennent des parts égales.