Les effluents d'une centrale nucléaire contiennent avant leur traitement de nombreux radionucléotides, particulièrement de Cobalt 60. Cet élément radioactif est aujourd'hui extrait des effluents à l'aide d'échangeurs d'ions. Une équipe de chercheurs de l'Osmania University et du Bhabha Atomic Research Centre travaille aujourd'hui sur différentes bactéries qui pourraient remplacer les échangeurs dans le traitement des effluents. Ces bactéries naturelles ont été placées dans des réacteurs au contact d'une eau contaminée artificiellement de manière à imiter un effluent de centrale nucléaire. Certaines de ces bactéries permettent de fixer près d'un microgramme de Cobalt par gramme de bactéries -en masse sèche-, soit près de deux fois l'efficacité maximale relevée dans des études précédentes en utilisant des mycelium de champignons.
Comme nous l'avons dit, ces bactéries sont pour l'instant naturelles mais les chercheurs souhaitent ensuite les modifier génétiquement. Pour cela, il faut d'abord identifier les gènes responsables des mécanismes de fixation du Cobalt. Ce sera le prochain travail de l'équipe qui veut donc concevoir des bactéries spécialement conçues pour ce travail d'épuration des effluents. L'amélioration espérée via la génétique est comprise entre 40% et 90%.
"Bioremediation of 60Co from simulated spent decontamination solutions of nuclear power reactors by bacteria" - K. RASHMI, A. HARITHA, V.BALAJI, V.S. TRIPATHI, G.VENKATESWARAN, P. MARUTHI MOHAN - Current Science, Vol. 92, n°10, p. 1407 - 25/05/2007
Rédacteur :
Guillaume Talbot
Origine :
BE Inde numéro 25 (15/06/2007) - Ambassade de France en Inde / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/43281.htm