Le marché des aliments fonctionnels s'étoffe de jour en jour mais le consommateur est-il bien conscient de ce qui se cache à l'intérieur des emballages ? Pour répondre aux interrogations sur les aliments santé, les laboratoires de recherche fédéraux viennent de publier un "rapport de recherche".
Les réglementations européennes sur les allégations de santé stipulent que l'effet bénéfique pour la santé d'un produit alimentaire ne peut être mentionné que s'il repose sur "des données scientifiques suffisantes et reconnues". Malgré la difficulté d'apporter les preuves scientifiques des bienfaits santé d'un aliment, certains comme les produits laitiers probiotiques ont passé le test : consommés régulièrement, ils ne diminuent certes pas la fréquence des "coups de froid" mais réduisent leur durée et atténuent les symptômes.
En outre, de nombreux composés bénéfiques à la santé sont naturellement présents dans les fruits et les légumes, comme le lycopène dans les tomates et les carottes. Cependant ils peuvent être ajoutés à des aliments transformés : des chercheurs du BfEL (Office fédéral de recherche sur la nutrition et les produits alimentaires) relatent notamment dans ce rapport comment il tentent d'intégrer du lycopène dans des saucisses.
Enfin, pour augmenter la concentration d'éléments déjà présents dans les produits d'origine animale, il suffit parfois de modifier l'alimentation de ceux-ci. Au FAL (Office fédéral de recherche agronomique), par exemple, les scientifiques parviennent à augmenter la teneur en iode du lait en ajoutant de l'iode au fourrage.