Une équipe de chercheurs taiwanais et américains a développé un prototype de revêtement anti-reflets avec un indice de réflexion de n = 1,05. La quantité de lumière réfléchie est alors seulement de 0,1%, contre 1% pour les revêtements traditionnels et 4% pour le verre non traité. Les reflets sur une surface sont dus à la différence de l'indice de réflexion de l'air égal à 1 et celui du matériau (l'indice du verre est en moyenne égal à 1,5).
Ce revêtement a été obtenu en faisant varier l'indice optique, qui caractérise la manière dont la lumière se propage dans un milieu, de façon très progressive. Pour cela, des couches d'oxyde de titane puis d'oxyde de silicium d'indices différents sont déposés suivant un angle précis sur un support. La variation d'indice optique est obtenue en jouant sur l'épaisseur et la porosité de chaque couche. Le but est d'éviter que ces variations soient trop abruptes aux interfaces entre les couches d'oxydes.
De plus, ce revêtement est obtenu avec des techniques proches de celles utilisées actuellement dans l'industrie : une utilisation massive à des coûts raisonnables est alors envisageable rapidement. Un des domaines d'application pourrait être l'énergie photovoltaïque : la diminution de la réflexion permettrait l'augmentation de la quantité de lumière reçue par les cellules.