Sept radiotélescopes situés aux quatre coins du monde ont été connectés en temps réel pour former le plus grand télescope de la planète, le 28 août dernier. Les deux radiotélescopes les plus éloignés se situent à un peu plus de 12000 km l'un de l'autre, soit environ le diamètre de notre planète. C'est la première fois que des instruments aussi distants sont ainsi connectés par interférométrie.
Le télescope du CSIRO de Coonabarabran en Nouvelle-Galles du Sud a été relié à un radiotélescope situé à Sheshan près de Shanghai, et à cinq autres en Europe pour observer une galaxie de la constellation de la Vierge appelée 3C273.
L'opération qui a eu lieu à l'occasion de la 24ème réunion de l'Apan (Asia-Pacific Advanced Network) en Chine a été coordonnée par l'organisation européenne Jive (Joint Institute for Very Long Baseline Interferometry in Europe) en Hollande qui est spécialisée dans la transmission des données astronomiques.
Les connexions à haut débit sur de grandes distances permettent le transfert électronique en temps réel des données acquises à l'aide des radiotélescopes à un centre de calcul. Le transfert électronique de ce type de données est désigné par le terme d'e-VLBI.
La connexion à 1 Gbit/s entre l'Australie et l'Europe a été installée par le réseau de recherche universitaire australien (Australian Academic Research NETwork-AARNet), CANARIE qui est une organisation non gouvernementale développant l'utilisation de l'internet au Canada, et SURFnet, l'opérateur du réseau hollandais de recherche et d'éducation.