Selon Greg Naterer, professeur en génie mécanique à l'University of Ontario Institute of Technology (UOIT), l'énergie nucléaire serait la clé pour établir un corridor ferroviaire qui marcherait à l'hydrogène. Le gros problème avec l'hydrogène, c'est que à travers le monde, 96% est produit à partir des énergies fossiles, en particulier du gaz naturel, via un processus appelé le reformage catalytique. Ceci résulte en gaz à effets de serre et autres émissions. Le reste est issu majoritairement d'un processus plus couteux qu'est l'électrolyse, qui utilise l'électricité pour séparer les molécules d'eau en oxygène et hydrogène.
L'électrolyse a le pouvoir de produire de l'hydrogène sans émission, mais seulement si la source électrique est elle-même sans émission, c'est-à-dire qu'elle doit être généré par le vent, le soleil ou l'eau. L'énergie nucléaire, en faisant abstraction des déchets radioactifs, fait aussi l'affaire ; l'industrie nucléaire s'est ainsi transformée en partisan d'une grande économie de l'hydrogène comme un moyen de renforcer sa propre renaissance. "Présentement, l'hydrogène produit par électrolyse coûte trop cher car elle entre justement en compétition avec les autres combustibles" dit Naterer dont l'équipe de 24 membres explore une méthode de production d'hydrogène à faible coût, à partir des rejets de chaleur des centrales nucléaires.
Certains ont affirmé que le surplus d'électricité des opérations nocturnes des centrales nucléaires pourrait être utilisé pour produire l'hydrogène, mais UOIT et ses partenaires visent une approche plus économique. Plutôt que d'utiliser la puissance nucléaire directement pour l'électrolyse, ils projettent d'utiliser le surplus de chaleur des centrales pour extraire l'hydrogène de la vapeur.
Ce processus ne repose pas seulement sur le nucléaire ; en effet, les rejets de chaleurs de n'importe quelle opération industrielle peuvent faire l'affaire, pourvu qu'il y en ait assez. Mais étant donné la proximité d'une centrale nucléaire ontarienne avec le corridor du GO train et la grande quantité des rejets de chaleurs qui pourraient être utilisée, les chercheurs voient la un grand potentiel !