Des scientifiques coréens ont indiqué avoir identifié un gène pouvant accroître le risque d'attaque ischémique, qui se produit normalement lorsqu'une artère du cerveau est bloquée. L'équipe de l'Institut Ilsong pour les Sciences du Vivant à l'université Hallym a découvert que le neuropeptide Y (NPY) est lié de manière directe à une augmentation des caillots de sang et au blocage des artères synonymes des attaques les plus communes.
Le chef de l'équipe de chercheurs, M. LEE Chae-Young a indiqué qu'une perturbation de la séquence d'ADN du NPY en deux endroits différents pouvait augmenter la probabilité d'une attaque par 5 ou 7. Pour obtenir ces résultats, les chercheurs ont analysé les séquences d'ADN de 271 patients coréens qui avaient suivi un traitement contre les attaques ischémiques entre 2002 et 2005. Les données ont été recoupées avec celles de personnes ayant plus de 55 ans et qui avaient été régulièrement examinées pendant la même période. Une étude précise des deux groupes a montré des variations des séquences d'ADN au niveau du C4112T et A6411C du NPY, donc liés à des niveaux de risque plus élevés.
M. LEE rappelle cependant qu'il faudra encore mener des recherches plus précises pour déterminer comment les différences de séquence d'ADN pouvaient effectivement conduire à des attaques, les découvertes réalisées à ce stade constituent cependant la première preuve réelle du lien qui existe entre les NPY et les risques sanitaires qui touchent des personnes dans le monde entier.
Ces travaux seront publiés dans l'édition d'octobre de Stroke, un journal à diffusion internationale édité par l'American Heart Association.