Les deux Corée organiseront régulièrement des séminaires de travail conjoints pour promouvoir leurs échanges scientifiques et technologiques. C'est ce qu'a indiqué le ministre de la Science et de la Technologie sud-coréen, M. KIM Woo-Sik qui s'est entretenu avec M. CHOE Tae-Bok, président de l'Assemblée Suprême du Peuple de Corée du Nord lors du sommet inter-coréen du 4 octobre 2007. Cette assemblée est l'organe parlementaire de la Corée du Nord, elle peut influencer la politique du pays grâce à son pouvoir d'approbation de la politique budgétaire.
Lors de la rencontre, M. CHOE a notamment rappelé sa volonté de mettre en oeuvre les discussions de travail en matière de Science et de Technologie. Il souhaite la construction d'un centre conjoint de coopération technologique destiné à la régulation des échanges scientifiques inter-coréens, le développement des échanges de chercheurs et d'étudiants et la mise à disposition de matériels scientifiques au Nord. M. CHOE prévoit également des échanges en matière d'informations sismiques et météorologiques. Les deux minitres de la santé (MM. BYUN Jae-jin au Sud et CHOI Chang-sik au Nord) sont notamment parvenus à un accord pour développer les coopérations visant à la modernisation des hôpitaux régionaux nord-coréens. Ils ont envisagé la création d'une autorité inter-coréenne chargée de la gestion des problèmes d'épidémies sur la péninsule et la construction d'une usine pharmaceutique à Nampo, ville située près de Pyongyang.
En outre, au cours d'une entrevue accordée au quotidien Hankyoreh, M. LEE Uk-Hwan, directeur du département de recherche sur la politique scientifique de la Korean Federation of Science and Technology Societies (KOFST) a indiqué que les collaborations inter-coréennes en science et technologie pourraient également prendre de l'essor dans les domaines des ressources maritimes, de l'énergie et de la santé. Des échanges anciens existent en effet dans ces secteurs. La Corée du Nord a par ailleurs rappelé son intérêt pour les technologies d'information et de communication, les biotechnologies et les nanotechnologies.
La déclaration du 4 octobre envisage la mise en oeuvre d'échanges dans les domaines des musées d'histoire naturelle, de l'exploitation pétrolière en mer de l'Ouest, du développement de l'énergie éolienne, ainsi que des recherches sur les couches sédimentaires situées autour du lac volcanique du Mont Baekdu.
Le manque structurel d'infrastructures au Nord est un fait souvent rappelé par les médias étrangers. Selon M. KIM Woo-sik, la Corée du Sud devrait investir quelques 514 millions d'euros pour financer ces projets, des fonds supplémentaires pouvant être alloués si nécessaire.