A l'issu du 1er tour du concours pour le développement des clusters d'excellence (Voir BE Allemagne 351, "600 millions d'euros pour les meilleurs clusters" [1]) lancé en août 2007, le Ministère fédéral allemand de l'enseignement et de la recherche (BMBF) a retenu 38 candidatures. Parmi elles, huit proviennent du Land de Bavière, sept du Bade-Wurtemberg, et sept autres des nouveaux Länder de l'Est.
Les thématiques les plus représentées sont les technologies de l'information et de la communication (TIC) avec 9 projets soit 24% du total, la santé et la production qui ont obtenu chacun 8 projets soit 21% du total ; vient ensuite le secteur des transports avec 4 projets représentant 11% des candidatures. L'origine géographique des candidatures est représentée sur un schéma disponible sur le site du BMBF [2]. La Présidence du jury en charge de l'examen des dossiers a été confiée au Professeur Joachim Milberg, actuel Président de l'Académie allemande des sciences de l'ingénieur (Acatech).
L'objectif du programme pour le développement des clusters d'excellence est de renforcer la capacité d'innovation de l'Allemagne par le soutien au transfert technologique entre laboratoires et entreprises. A l'issu de trois concours, le comité d'experts doit retenir jusqu'à 5 clusters d'excellence, qui seront dotés, sur une période de 5 ans maximum, de 200 millions d'euros. La décision finale sera rendue publique en septembre 2008, après une pré-sélection de 15 clusters dont la liste sera connue en mars 2008.
Ce programme du BMBF suit le modèle du 2ème axe de l'Initiative d'excellence, au profit des universités allemandes, qui a prévu de soutenir avec la somme de 6,5 millions d'euros jusqu'à 2009, 40 clusters technologiques avec pour objectif une participation accrue de l'industrie au sein des universités allemandes. La répartition géographique des candidatures pour ce concours au développement de clusters d'excellence est très semblable à celle des résultats de l'Initiative d'excellence [2]. Les critiques s'élèvent à nouveau en faisant remarquer que l'argent revient toujours aux universités les mieux dotées.