Le 10 décembre 2007 s'est tenu à Hanovre le 2ème sommet national allemand sur les technologies de l'information et de la communication (TIC) qui réunissait 500 personnalités politiques, économiques et scientifiques. Les participants devaient tirer le bilan des mesures adoptées il y a un an, lors du 1er sommet de ce type, et discuter de nouvelles mesures à mettre en place pour renforcer davantage ce secteur.
La lutte contre le manque de main-d'oeuvre qualifiée paraît comme l'une des priorités données à cette rencontre. En effet, le Bitkom, association allemande des technologies de l'information, des télécommunications et des nouveaux médias, évalue à environ 45.000 le nombre de salariés qualifiés qui font actuellement défaut. Le Ministre fédéral de l'économie et de la technologie, Michael Glos, a invité les entreprises à former davantage de spécialistes des nouvelles technologies pour répondre à leurs besoins. Recourir à des travailleurs immigrés est à ses yeux moins nécessaire "que la qualification de la main-d'oeuvre locale". La Chancelière Angela Merkel, de son côté, indiquait dans un message vidéo les deux solutions politiques qu'elle entendait donner aux besoins du secteur : d'une part, plaider auprès des jeunes pour qu'ils s'engagent dans ces carrières-là et d'autre part, continuer à aider des projets ciblés, aptes à maintenir l'Allemagne à la pointe de la recherche internationale.
Parmi ces projets-phares, la chancelière en citait deux qui sont emblématiques. L'Allemagne travaille actuellement au développement d'un moteur de recherche en ligne "de deuxième génération", baptisé "Theseus" (Voir BE Allemagne 345, "Le projet de moteur de recherche allemand THESEUS est lancé" [1]) et à celui de puces électroniques capables de suivre un produit au fil de ses déplacements autour du globe et de ses utilisations. L'an dernier, Berlin avait déjà promis au secteur des TIC une enveloppe de près de 1,5 milliard d'euros jusqu'en 2011 dans le cadre de la stratégie Hightech (Voir BE Allemagne BE Allemagne 327, "1,5 milliard d'euros pour les Technologies de l'Information et de la Communication" [2]).