Les lymphocytes T sont la première ligne de défense de notre système immunitaire. Ces cellules déterminent les éléments du soi et du non-soi grâce à des récepteurs spécifiques qui permettent l'identification cellulaire. Ces récepteurs se lient aux antigènes (molécules protéiques) à la surface des cellules. Avec seulement un acide aminé de différence dans l'antigène, les lymphocytes T peuvent repérer une cellule du non-soi sur des milliers de cellules saines.
Des scientifiques israéliens français et allemands ont révélé le processus de liaison des lymphocytes T à l'antigène à une résolution de millisecondes d'intervalle. Ils ont ainsi observé que le processus de liaison s'opère en deux phases : tout d'abord le contact physique qui induit la seconde phase à savoir un changement du récepteur qui auto adapte sa forme à celle de l'antigène.
Cette découverte permet d'expliquer comment les lymphocytes T peuvent être autant spécifiques tout en ayant une capacité de liaison avec un aussi grand nombre d'antigènes. Des recherches supplémentaires pourront apporter des éclaircissements sur les maladies auto-immunes et les infections qui échappent aux systèmes immunitaires.