L'Université de Manchester a lancé, le 22 octobre 2007, son Institut pour la Recherche Aérospatiale (UMARI, pour University of Manchester Aerospace Research Institute), en présence de Ian Pearson, Secrétaire d'état pour la science et l'innovation, et de nombreux représentants de l'industrie, en particulier d'Airbus, de BAE Systems, de Rolls-Royce et de Rapiscan. Cet institut a pour mission de tirer tous les bénéfices possibles des diverses compétences de recherche disponibles à travers l'université afin de devenir un centre d'excellence internationalement reconnu dans le domaine de la recherche et de l'innovation aérospatiales. Pour cela, il développera un large portefeuille de projets de recherche et s'efforcera, dans un même temps, d'établir un certain nombre d'initiatives de recherche majeures qui apporteront de la valeur ajoutée aux travaux de recherche existant déjà au sein de l'université dans diverses disciplines.
L'institut représente virtuellement 115 universitaires issus de 13 différentes facultés de l'université ; il héberge également un "noyau" de personnel technique et administratif chargé d'assister les chercheurs. Son approche, volontairement interdisciplinaire, s'attachera, outre au développement d'avions moins bruyants, plus efficaces et durables, aux impacts environnementaux, sanitaires et économiques de ces avions. L'institut propose donc aux industriels d'avoir accès à des compétences aussi variées que celles d'ingénieurs aéronautiques, de spécialistes des matériaux, d'ingénieurs en électricité ou en mécanique, de mathématiciens, d'experts en électronique ou en informatique, de spécialistes de la production ou de scientifiques s'intéressant à l'environnement.
En particulier, l'institut englobe dorénavant le Rolls-Royce University Technology Centre (Centre technologique universitaire de Rolls-Royce) dont les chercheurs travaillent sur des systèmes d'alimentation avancés susceptibles de fonctionner dans des environnements extrêmes.
Il est prévu que l'institut mette en place au moins un projet d'un million de livres (environ 1,4 million d'euros) chaque année : il est déjà assuré d'un financement de 2,2 millions de livres (environ 3,1 millions d'euros) accordé par le conseil de recherche Engineering and Physical Sciences Research Council (EPSRC) pour le développement d'un nouvel équipement de tomographie 3D par rayons X, capable de produire des sections transversales détaillées des structures. Cette installation sera ouverte à tous les scientifiques britanniques et devrait leur permettre, par exemple, de produire des images en 3D à haute résolution de problèmes aéronautiques, du type fissuration ou corrosion, sans avoir recours à un synchrotron. Les membres de l'institut pourront également s'intéresser à l'utilisation de matériaux composites légers.
Dans le but de maintenir et d'améliorer la qualité des travaux universitaires entrepris au sein de l'institut, celui-ci est gouverné par un conseil opérationnel (operational board) et par un conseil de gestion (management board) qui se rencontrent dans les locaux de l'institut sur une base régulière. L'institut dispose également d'un groupe de conseil extérieur, composé de 15 membres représentant les sociétés industrielles clés du domaine, et chargé d'orienter et de centrer les activités de l'institut afin qu'elles répondent aux besoins de l'industrie aérospatiale.
Le lancement de ce nouvel institut s'inscrit dans l'objectif de l'université de devenir une des 25 premières universités mondiales d'ici à 2015.