Depuis plus de vingt ans, les chercheurs de l'Institut de biologie moléculaire affilié à l'Académie des Sciences de la Russie, travaillent sur le développement de micropuces destinées au diagnostique efficace et rapide de maladies, dont la tuberculose.
Lors d'une conférence de presse le 15 novembre 2007, les scientifiques ont dévoilé leurs succès et leurs dernières réalisations. Ils ont crée l'entreprise "Biochip-IMB" afin de lancer une production en série leur permettant d'exporter dans plusieurs pays comme le Brésil, la Corée du Sud, la Biélorussie et l'Ukraine. Leur production devrait atteindre prochainement les 4000 puces par mois. Les principaux partenaires sont actuellement l'Institut de virologie affilié à l'Académie russe des sciences médicales et un hôpital français de Toulouse pour la production de puces permettant de diagnostiquer l'hépatite C.
Le principe de fonctionnement repose sur l'analyse de la structure ADN du patient. Sur une base en verre sont disposées des microcellules semblables à des éprouvettes miniatures dans lesquelles le liquide déposé (le plus souvent du sang) est analysé. Dans chaque microcellule se produit une interaction avec une sonde reliée à un analyseur externe qui traite une partie bien définie de l'ADN. Ces biopuces permettent aujourd'hui de diagnostiquer un nombre considérable de maladies et de virus : leucémies, grippe, herpès, tuberculose, mycoplasmes, maladies cardio-vasculaires, cytomégalovirus, hépatite B et C, prédispositions aux cancers. Elles permettent également de détecter les groupes sanguins et l'intolérance à certains médicaments. Cependant ces biopuces ne sont pas toutes certifiées pour le moment.
Par ailleurs ces recherches ont été soutenues par l'Agence fédérale pour la science et les innovations de Russie "Rosnauka" dans le cadre d'un concours d'appel à projets "systèmes vivants".