La Présidente Michèle Bachelet vient de recevoir la seconde partie de la proposition pour la "Stratégie Nationale pour l'Innovation". Celui-ci a été élaboré par le Conseil de l'Innovation pour la Compétitivité. Y figurent les actions et recommandations que devrait impulser le secteur public pour renforcer l'innovation. De plus, ce rapport propose des objectifs et des lignes stratégiques pour améliorer le fonctionnement des institutions dans ce domaine.
Le Conseil national de l'Innovation pour la Compétitivité a élaboré un agenda de transformation pour faire de l'innovation l'atout majeur du développement du Chili. Le Conseil s'est largement appuyé sur le monde académique, les centres de recherche, le secteur public, l'expérience internationale et le secteur privé. Le diagnostique du Conseil est formel : le pays manque de ressources humaines spécialisées dans les secteurs scientifiques, technologiques et en ingénierie. Le nombre de diplômés de Master et doctorats reste faible.
Au Chili, l'investissement dans la recherche et le développement (en pourcentage de PIB) est trois fois plus faible que la moyenne de l'OCDE et six fois plus faible que la moyenne européenne. De plus, les deux-tiers des investissements proviennent du financement public, et 60% de ces investissements sont destinés à la recherche fondamentale. Le gouvernement a accordé pour cette année 2008 une augmentation de 30% du budget. Cela se traduira par davantage de bourses de Master et de doctorat, plus de recherche appliquée et plus de moyens accordés pour l'innovation en entreprises.
La CORFO (Corporation de Promotion de la Production), la CONICYT (Commission Nationale pour la Recherche Scientifique et Technologique) et la Fondation pour l'Innovation Agraire ont mis à la disposition des entreprises, des universités et des centres technologiques des nouvelles mesures pour améliorer la diffusion des technologies les plus modernes, pour promouvoir la recherche de pointe et pour développer les applications industrielles.