Les chercheurs de l'institut de chimie de l'université de Graz ont développé un procédé de fabrication chimique de l'arôme de la vanille à partir de l'acide férulique aux propriétés écologiques marquées.
L'arôme de la vanille, en grande partie contenu dans la vanilline, s'obtenait jusque-là soit à partir des gousses de vanille, mais à prix élevé, soit via une production artificielle, souvent polluante et risquée, mais économique. Ici, seuls un environnement aquatique, un biocatalyseur, l'air et la température ambiants, et un quelconque récipient sont utiles à la fabrication de la vanilline. L'arôme est produit à partir de l'acide férulique, que l'on peut trouver par exemple dans le son de blé ou les plants de maïs. Cet acide réagit avec un biocatalyseur extrait du raifort (une plante vivace de la famille des Brassicacées) pour former de la vanilline.
Le procédé est moins gourmand en énergie de refroidissement, en solvant et permet de se passer de l'ozone. Par conséquent, outre son aspect respectueux de l'environnement, le procédé pourrait conduire à des économies lorsque l'arôme est produit à grande échelle. Breveté, des industriels se sont d'ores et déjà montré intéressés par la méthode.