C'est une bonne journée pour la recherche énergétique et climatologique norvégienne, selon Arvid Hallén, président du Conseil supérieur de la Recherche en Norvège (Norges Forskningsråd). "Les changements climatiques nécessitent un considérable effort de recherche pour s'orienter vers une société plus respectueuse du climat", affirme-t-il en réaction à l'accord politique sur le climat signé aujourd'hui. Le Conseil supérieur de la Recherche en Norvège avait auparavant souligné le fait que la Norvège, nation dotée d'un important capital énergétique, avait à la fois les ressources et les capacités requises pour créer de la richesse tout en étant assujettie aux contraintes climatiques et énergétiques.
"Nous possédons une importante communauté de chercheurs pouvant offrir une participation significative aux réductions d'émissions à une échelle locale, régionale, nationale et mondiale à travers le développement technologique", déclare Hallén dans un communiqué de presse du Conseil supérieur de la Recherche en Norvège. "L'aide la plus importante que peut apporter la Norvège au niveau mondial se situe sans doute en tant que pourvoyeur de nouveaux services, technologies et compétences. Une telle initiative assurera en outre de solides fondations pour une économie prospère", poursuit-il. "La manière dont le rapport parlementaire sur le climat a présenté la situation l'an dernier était dans le meilleur des cas imprécise sur le rôle que doivent tenir la recherche et le développement technologique dans les années à venir. Grâce à l'accord auquel nous sommes parvenus, il existe maintenant une base robuste pour un programme plus consistant. La recherche et le développement technologique norvégiens veulent pouvoir apporter une contribution substantielle aux défis de société qui nous font face", dit Hallén.
Le gouvernement va augmenter les subventions destinées à la recherche sur les énergies renouvelables et au traitement du CO2 de 70 millions de couronnes en 2008, et poursuivre cette augmentation jusqu'à un total de 300 millions de couronnes en 2009. Avant 2010, les aides publiques à la recherche sur les énergies renouvelables et au traitement du CO2 s'élèveront à 600 millions de couronnes. 150 millions de couronnes seront allouées à un programme de démonstration pour le développement de nouvelles technologies énergétiques renouvelables liées à la mer, parmi lesquelles les parcs éoliens marins.