En raison d'une grave pénurie d'obstétriciens au Japon, le Ministère de la Santé, du Travail et des Affaires Sociales va subventionner certains services hospitaliers d'obstétrique afin de couvrir les dépenses salariales des obstétriciens et sages-femmes pour la prochaine année fiscale débutant en avril 2008. Le nombre d'obstétriciens a fortement baissé ces dernières années, ce qui a incité le ministère à prendre cette mesure exceptionnelle d'aider les unités d'obstétrique qui sont en danger de fermeture ou d'être réduites de taille en raison de problèmes financiers.
Le ministère avait précédemment abordé le problème en augmentant le montant de la consultation médicale (prise en charge par l'assurance-maladie) pour les examens prénataux. Il a décidé maintenant d'améliorer les conditions de travail des médecins et sages-femmes et a alloué 1,25 milliard de yens (environ 80 millions d'euros) pour aider les hôpitaux en difficulté à faire face au coût de l'emploi et à d'autres dépenses. Alors que le nombre d'établissements médicaux possédant un service d'obstétrique se situait à environ 4000 au niveau national en 1996, ce chiffre était tombé à 2900 en 2005, avec une pénurie dans les zones rurales en particulier comme dans l'Hokkaido et la région du Tohoku.
Le ministère avait déjà essayé de concentrer les médecins et les services d'obstétrique dans des centres régionaux. Les services hospitaliers et les cliniques qui ne pratiquaient qu'un petit nombre d'accouchements ont été fermés ou ne s'occupent plus que des examens prénataux. Cependant, les zones rurales sont confrontées à un certain nombre de problèmes. Ainsi dans certaines villes, il faut souvent plus d'une heure aux femmes enceintes pour parvenir à un centre régional d'obstétrique. En outre, certains hôpitaux sont obligés d'opérer à perte car ils ne pratiquent qu'un faible nombre d'actes, ce qui signifie que les obstétriciens perçoivent un faible salaire et certains d'entre eux démissionnent.
Face à cette situation, le ministère a décidé d'aider les établissements ayant des difficultés financières en prenant en charge une partie des coûts salariaux. Le ministère de la Santé attribuera à une centaine de cliniques et d'hôpitaux du pays une subvention d'environ 15 millions de yens (100.000 euros), dont la moitié sera assumée par les gouvernements préfectoraux, pour aider à couvrir les coûts salariaux des médecins et sages-femmes. Il prévoit, en plus, le versement d'environ 8,6 millions de yens (60.000 euros) par institution, pour l'achat de matériel médical et la rénovation des centres.