Un groupe de chercheurs du département de chimie de l'Université d'Aveiro (UA), en collaboration avec des chercheurs de l'Université de Porto, se prépare à mettre lancer une production d'algues rouges dans les eaux de la Ria d'Aveiro (zone côtière d'estuaire avec marais salants).
Le projet ne se limitera pas à la seule culture et commercialisation directe de l'algue, Gracilaria (voir BE France 24, "Comment reconnaître la "bonne" algue rouge ?" [1]), mais il prévoit également la possibilité d'extraire l'agar-agar (gélifiant naturel utilisé en pharmacie, dans l'industrie chimique et l'agroalimentaire, notamment sous le code E406). L'idée directrice est de créer la première unité de culture d'algue rouge en Europe. Le nom de l'entreprise est déjà trouvé :"A companhia das algas" (la société des algues). A l'origine, le projet prévoyait la construction d'une unité marine au sein de l'université, mais l'importance du financement nécessaire à la réhabilitation du lieu a incité l'équipe à s'orienter sur un projet utilisant les eaux du Ria.
La Société des Algues estime qu'il existe un marché pour l'algue Gracilaria et l'agar-agar. De plus en plus de personnes utilisent les algues dans leur alimentation. L 'algue rouge seule représente un marché de l'ordre de 300 millions d'euros et l'agar-agar aux alentours de 150 millions. En outre, les algues produites à Aveiro seront obtenues d'une culture 100% naturelle. Cláudia Nunes, chercheuse participant au projet, souligne "que le procédé que nous étudions ne recourt pas aux produits chimiques ce qui donne plusieurs avantages au plan technique comme au niveau économique". Le projet global de ce groupe interdisciplinaire vise la possibilité de développer de nouveaux produits spécifiques.