Une équipe de chercheurs de l'université de Coimbra a réussi à préciser le rôle d'une enzyme qui va devenir une cible thérapeutique de la tuberculose. Ce résultat, obtenu en collaboration avec des chercheurs de l'Institut de Biologie Moléculaire et Cellulaire (IBMC) de Porto, a été breveté. Milton Costa, coordinateur du projet scientifique, précise cependant que des études complémentaires sont nécessaires avant de voir arriver sur le marché un nouvel antibiotique et qu'il faudra attendre quelques années.
Le plus récent traitement qui existe contre la tuberculose date de 30 ans. Il devenait donc nécessaire de trouver de nouvelles formules de préférence sans effets secondaires notoires. Pour cela, les chercheurs ont identifié une enzyme microbactérienne, la GPGS. Si cette enzyme n'est pas présente, le bacille de Koch, responsable de la tuberculose, ne se développe pas. Trouver une substance empêchant cette enzyme de fonctionner correctement permettrait donc d'obtenir un antibiotique face à cette maladie qui tue près de deux millions de personnes chaque année. Le Portugal est un pays de l'Union Européenne où l'incidence de la tuberculose est la plus importante avec près de trois mille nouveaux cas par an.
Les chercheurs ont fait cette découverte par hasard. En étudiant la bactérie Rubrobacter xylanophilus (qui résiste à des températures avoisinant les 60°C et qui tolère le sel),ils ont découvert une protéine différente de la GPGS mais qui joue le même rôle.