Affectant les arbres fruitiers à noyaux du genre Prunus (pêcher, abricotier, prunier), la maladie de la Sharka, nommée également "variole du prunier", est apparue en Bulgarie en 1915. Cette maladie virale végétale est considérée comme la plus grave en termes d'impacts économique et agronomique chez ces espèces fruitières. Rappelons que le virus de la sharka provoque des anneaux chlorotiques sur les feuilles et les fruits, qui plus est une déformation des fruits et leur chute précoce des arbres. Déformés et pauvres en sucres, ces fruits ne sont pas commercialisables. Aujourd'hui, c'est essentiellement par la prophylaxie que passe la lutte contre cette maladie (surveillance régulière des vergers et des pépinières, arrachage immédiat des plants contaminés, utilisation de matériel de plantation sain ou certifié).
D'où le lancement d'un programme européen baptisé SharCo (Sharka Containment). Coordonné par l'Inra, celui-ci implique 17 instituts de recherche de 12 pays européens. Doté d'une contribution européenne d'un montant de 3 millions d'euros, pour un budget total de 4 millions d'euros, il se poursuivra jusqu'en 2012. Il s'agit de mettre au point des stratégies de lutte intégrée pour prévenir l'extension de cette maladie. Ainsi l'accent sera mis sur le développement de systèmes pour détecter, évaluer et prendre des mesures en cas d'apparition de souches encore inconnues en Europe.
L'objectif de SharCo est de parvenir à mettre en place au niveau européen, des systèmes de gestion du risque pour la maladie de la sharka, en appui aux politiques européennes et impliquant l'ensemble des acteurs de la filière fruit et de la protection des végétaux de chaque état membre de la Communauté Européenne.