Déjà quatre ans que l'on en parle. En 2004, un groupe de scientifiques de haut niveau est constitué par l'Académie des sciences polonaises (PAN) pour formuler des propositions au gouvernement polonais concernant la recherche sur les cellules souches et le clonage thérapeutique, que la loi polonaise interdit. La conclusion des experts est claire : ne pas fermer la porte aux expérimentations dans le futur, à condition qu'une commission de bioéthique encadre strictement les travaux.
Mais depuis, plus rien ou presque. La composition de cette commission traîne toujours et aucun objectif n'a clairement été fixé. Une évolution à court terme est même incertaine : recherche thérapeutique et clonage sont des sujets extrêmement sensibles en Pologne. Le poids de l'église catholique dans la société polonaise est grand et les partisans inconditionnels de l'embryon sont majoritaires. La Pologne fait ainsi partie, avec le Portugal, l'Irlande et Malte, des pays interdisant encore l'interruption volontaire de grossesse. De la même façon, la polémique autour de la fécondation in vitro est forte : de nombreuses associations et partis conservateurs demeurent opposés à cette pratique, bien que la loi l'autorisant existe depuis 18 ans et qu'environ 4000 FIV soient effectuées chaque année.