Hans Schleibinger et Madeleine Rousseau, tous deux chercheurs au CRNC, pilotent un projet de recherche sur la moisissure à l'Institut de recherche en construction du CRNC (IRC-CNRC) dont l'objectif consiste à rendre l'environnement intérieur des bâtiments plus salubre et à prolonger la vie des bâtiments.
"[...] Nous aimerions plutôt poser les bases scientifiques à de nouvelles technologies qui permettront de détecter la moisissure quand elle est invisible, d'établir le degré de résistance de divers matériaux aux champignons et de modéliser la croissance de ces derniers dans diverses conditions, de manière à la prévenir.", expose Mr Schleibinger. "En un 1er temps, nous préciserons les paramètres scientifiques à l'origine de la croissance de la moisissure. Nous déterminerons notamment dans quelles conditions "limitrophes" la moisissure se met à pousser dans les bâtiments [...]"
Il explique que les recherches antérieures sur le sujet reposaient sur des conditions stables qui excluaient les facteurs influents tels que les fluctuations de température le jour et la nuit ou l'aération. "[...] Nous venons d'inaugurer un nouveau laboratoire de recherche sur la moisissure où le CNRC reproduira des conditions réalistes d'occupation [...]" poursuit M. Schleibinger. Ce sont les paramètres de l'enveloppe et des systèmes mécaniques favorisant ou ralentissant la croissance microbienne qui intéressent particulièrement les deux chercheurs, en font partie la construction proprement dite, les matériaux, les systèmes mécaniques ainsi que l'exploitation générale du bâtiment.
Parmi les résultats visés par l'équipe se trouvent les protocoles fiables pour la détection de la moisissure que requièrent les autorités sanitaires et les professionnels de la construction. Les chercheurs mettront aussi au point des techniques pour évaluer les risques de moisissure afin de prévenir l'apparition d'un tel risque durant la vie utile d'un bâtiment.